LUCIE ... NOS ORIGINES
Pour répondre aux adhérents qui nous ont demandé l’origine du nom « Jardins de Lucie ». Cela vient de la parcelle de terrain qui s’appelle « Sainte Lucie ». Nous avons supprimé « Sainte » pour ne garder que « Lucie ». Sachant que ce nom est lié au passé minier de Communay, nous avons demandé à l’association « Les amis de la mine » de nous éclairer un peu plus et nous les en remercions. Pourquoi Jardins de Lucie ? Parce que dans une parcelle mitoyenne à la vôtre se trouvait un puits de mine, le Puits Ste Lucie. "Foncé" en 1877 ,ce puits, d’abord puits de reconnaissance, sera relié au Puits de l’Espérance distant d’environ 500m par une "descenderie" creusée dans le charbon. Il servira alors à descendre et remonter les travailleurs du fond tandis que le charbon, lui, était remonté par le Puits de l’Espérance. Pourquoi le puits s’appelait-il " Ste Lucie" ? Très souvent nos anciens donnaient le nom des saints (Ste Barbe, St André, St Charles ...) aux puits qu’ils creusaient ... un peu dans l’objectif de se mettre à l’abri des accidents. Expression d’une foi vivante ? Superstition ? Peut-être un peu les deux, suivant les personnalités quand on sait par exemple que le jour de la fête de la Patronne des mineurs, Ste Barbe, célébrée dans absolument toutes les mines, croyants ou incroyants chacun se rendait à la messe. Oui ...mais pourquoi "Lucie" ? La vie et la mort de Ste Lucie de Syracuse nous donne peut-être une indication. Celle-ci aurait vaincu les flammes du bûcher sur lequel elle était immolée continuant à chanter pour rendre hommage et remercier le Seigneur. Or ce que les ouvriers du fond craignaient le plus c’était le "grisou", ce gaz présent dans la plupart des mines, qui s’enflamme et explose à la moindre étincelle pour peu qu’il soit en mélange avec l’air dans des proportions convenables...
LUCIE...NOS ORIGINES (suite)
Pour continuer à répondre aux adhérents qui s’interrogent sur l’origine des « Jardins de Lucie ». Après l’histoire de son nom, voici celle de sa création.
Qui est à l’origine de ce projet Les Jardins de Lucie ?
Khadija : « Après un congé parental pour élever mon 3ème enfant et Muriel son 4ème enfant nous décidons de reprendre une activité professionnelle. Toutes les deux nous sommes issues du social, je gérais l’insertion professionnelle pour des entreprises du bâtiment en région parisienne dans le cadre des marchés publics. Muriel était éducatrice et a surtout beaucoup travaillé dans les foyers de jeunes travailleurs. En avril 2000, la radio a diffusé une émission sur le Réseau des Jardins de Cocagne, l’idée d’un jardin comme support d’insertion nous a beaucoup plu, surtout en pensant que cela puisse convenir à la fois à des femmes et à des hommes de tous âges. Il était alors clair pour nous que c’était dans ce domaine que nous voulions continuer à exercer notre profession. Nous avions de l’expérience dans l’insertion sociale et professionnelle mais pas dans l’agriculture, c’est pour cela que nous sommes allées chercher Thomas, qui tout de suite a adhéré au projet. C’est donc avec lui que nous avons réalisé l’étude de faisabilité avec comme question de départ : « Est-ce qu’une structure d’insertion par le maraîchage sur le territoire Rhône Sud Est est opportune ? ». Nous sommes partis tous les trois à la rencontre des structures d’accueil pour savoir si notre projet pouvait venir en complément de ce qui existe déjà. Il s’est avéré que le concept « insertion par le maraîchage biologique » était très intéressant pour notre territoire. Tout de suite après, nous avons eu la chance de rencontrer les frères Genin qui déjà nous attendaient pour mettre à notre disposition un terrain agricole de près de 4 ha. Nous avons donc défini et écrit le projet social. Puis : Constitution de l’association, recherche de financements et le premier salarié a été embauché en février 2001. Ce jardin n’aurait jamais vu le jour sans l’investissement des personnes qui ont cru à notre projet dès le début et qui ont constitué le 1er Conseil d’Administration ».